vendredi 11 avril 2008

T'as du feu?


La symbolique, c'est bien pratique.
Voire, même des fois, bien sympathique.

Parceque l'on fait dire ce que l'on veut à un symbole.

Selon les époques.
Selon le contexte.
Selon les intentions de celui qui utilise le dit-symbole .

Prenez la flamme olympique, par exemple.

Illustrons; dans un premier temps; la souplesse du symbolisme évoquée ici, par cet article de l'ambassade de Grèce, qui, quand même, en matière d'olympisme, doit en connaître un rayon, vous en conviendrez aisément avec moi.

Bon.

Nous apprenons donc ici; dans la partie "Historique" de l'article sus-cité; que du temps de Zeus et toute la clique, l'utilisation du symbole en question était avant tout, religieuse.

Bon, bis.

En tant qu'athée convaincu; voire fervent athée, si j'ose dire; je pourrais vous faire deux heures là-dessus.
Mais ce n'est pas le sujet.

Poursuivons.

C'est Pierre De Coubertin, personnage aux prises de positions visiblement controversées, qui remettra au goût du jour le rituel de passage de relais de la flamme.

Et la symbolique mise en avant à cette époque là, paraît plutôt saine, puisque les mots de ce dernier, qui seront repris à Los Angeles, en clôture des jeux de 1932, sont les suivants:

"Puisse ainsi le flambeau olympique se transmettre à travers les âges, pour le bien de l’humanité, avec toujours plus d’enthousiasme, de loyauté et de ferveur"

Bon, Ter.

C'est après que ça se gâte.

Lorsque le IIIème Reich s'empare de la symbolique qui nous préoccupe ici.

On pourra lire à ce sujet l'article suivant.

Et là, d'un coup, ça sent le gaz.
(Pas pu m'empêcher, désolé.
Comme je dis toujours: "Dans ces cas là, c'est rire ou vomir").

On pourra consulter, pour étayer ces diverses idées, l'article suivant, sur wikipédia, qui décidément est une source d'info pas dégueu, quand même.

"La symbolique, c'est bien pratique.
Voire, même des fois, bien sympathique.

Parceque l'on fait dire ce que l'on veut à un symbole." disais-je.

Tiens, m'en vais le faire causer le symbole, moi aussi.

Parcequ'à bien y regarder, à notre époque, dans le contexte actuel, et au vu des intentions des dirigeants des divers pays que traverse la flamme en question, il a une drôle de gueule le symbole...

Parcequ'à bien écouter les justifications pitoyables des dirigeants sus-cités, l'évènement sportif qu'ouvre le transport international de la flamme olympique ne devrait pas "être terni par des considérations politiques".

D'autant plus que derrière tout ça, nous disent-ils (pour la plupart), la puissance économique de la Chine est à prendre en considération, avant de faire chier, "messieurs les droits de l'hommiste gauchiste..."

Bah oui.

Attendez.

S'il nous venait l'idée de la ramener trop quant à la dictature exercée en Chine, ce sont des millions, que dis-je, des milliards de contrats qui seraient susceptibles de s'évaporer...

Alors voilà.
Voilà ce que je vois dans leur symbole de m...

Le "baissage de froc" généralisé de nos dirigeants, de nos Etats, le "baissage" de notre propre froc face à la puissance du fric.
Face à la puissance du système.

Les gesticulations pathétiques de tous ces pays, prêts à mesurer cyniquement la valeur des Droits de l'Homme, de la Démocratie (mdr, comme disent les djeunes) à l'aune d'hypothétiques contrats faramineux.

Contrats qui ne profiteront, ou ne profiteraient, qu'à quelques sociétés privées.
Qui n'engraisseront, comme à l'accoutumée, que les dirigeants des sociétés en question, et leurs actionnaires.

Ce qui, de toutes façons, ne justifie en rien le comportement de lèche-boule de la France, de l'Angleterre, des Etats-Unis et de tous les pays participant aux J.O, soi-disant farouches défenseurs des Droits de l'Homme...

Qui régulièrement, déjà, sacrifient ces notions fondamentales là, précisément.

Au nom du fric.
Sur l'autel du capitalisme.

Le voilà le symbole.

L'aveu gerbant de nos dirigeants à travers le message; loin d'être symbolique, pour le coup; qu'ils adressent au pouvoir dictatorial chinois:

"Tortures, emprisonnes, baillonnes, tues, "répressionnes" à ta guise.
Pourvu qu'on signe un contrat qui déchire sa race.

Quitte à devoir être ridicule en donnant des leçons de morale à deux balles, censées calmer les droits de l'hommiste de chez nous.
Quitte à avouer à la face du monde qu'entre notre régime et le tien, il n'y a pas tant de différences que ça.

Allez, on va se griller un bon havane pour fêter ça.
T'as du feu?"




2 commentaires:

Fares a dit…

"On fait dire ce qu'on veut à un symbole".

En effet... Très bon billet, bien ficelé, bien amené :)
Merci d'avoir apporté cet "éclairage" (...) intéressant sur le relai.

Infocrate a dit…

Une fois de plus, j'ai traîné pour répondre.

A vrai dire, je traîne pas mal pour faire vivre ce blog en ce moment.

Donc tes compliments sont les bienvenus.

On continue!

Je compte sur toi, lâche rien de ton côté!

A bientôt.

 
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