jeudi 29 mai 2008

Tapirus Cynicus

Je crois que je n'aime pas les fourmis.
Un genre de phobie.

La vue d'une fourmilière provoque en moi une envie quasi-irrépressible de balancer des grands coups pieds dedans.
Comme ça, juste pour bousculer, piétiner, détruire le bel ordre établi qui semble y régner.

Et voir ainsi ce qui va en sortir.

Et dans la jungle sarkozystonéolibérale qu'est devenu notre beau pays, on en croise un paquet, de fourmilières.
Et des qui méritent des sacrés coups de lattes.

A commencer par la bloggosphère.
Fourmilière dont je ferais partie, semble-t-il, en tant que simple (tout petit) troufion de base.

Et des fois, je m'dis :
"'Tin, quand même, la tristesse de ma vie:
J'suis un rebelle, je tiens un blog"...

C'est flippant comme un poster du Che dans la chambre d'un ado.
J'serais le pouvoir en place, je flipperais ma race, même.

"Constat auto-dérisoire" partagé, semble-t-il, avec leurs mots à eux, par divers bloggers.

A bien y réfléchir, c'est vrai qu'on est plutôt mignon, nous autres, les rebelles du clavier.

Et que je te ponds un billet sur les dernières sarkozades, "parce que quand même, faut que les gens sachent...";
Et que je te relaie une "vidéo-buzz", "des fois que le marketing politique prenne aussi à gauche!";
Et que j'essaie d'attirer l'attention sur les vélléités économico-guerrières de nos dirigeants occidentaux...
Etc, etc... Bla,bla,bla...

Je vous laisse le soin d'aller lire mes billets précédents, et ceux des blogs en lien ci-contre, si cela continue de vous intéresser malgré le dénigrement quelque peu cynique auquel je viens de me livrer ci-dessus.

"Cracher dans la soupe", qu'on dit, même.
Mais bon, quand il s'agit de dénoncer le fait de "pisser dans un violon", après tout...

Pendant ce temps-là, "les mecs d'en face" se marrent.
Et pas le p'tit fou rire.
De la puissante euphorie.
Du genre de celles que ton falzar -LUI-MEME- il s'en souvient.

Un genre de "gaussitude mémorable".

Tiens, citons, M. le ridicule petit président, afin d'illustrer le niveau de foutage de gueule qui est désormais atteint:

"Je serai un président comme Louis de Funès dans Le Grand Restaurant : servile avec les puissants, ignoble avec les faibles. J'adore", déclarait-il en off à des journalistes le 16 février 2007, depuis la piscine d'un grand hôtel à La Réunion (cité dans "Nicolas Sarkozy, De Neuilly à l'Elysée" par les journalistes politiques Bruno Jeudy du "Figaro" et Ludovic Vigogne du "Parisien").

Hein?

Alors?
Une déclaration, même off (et au fond, croyait-il vraiment que des propos de telle nature allaient rester confidentiels?), comme celle-ci , sur le plan de la provoc', ça vaut pas ce billet?
Et tous les billets du monde, de n'importe lequel de mes camarades agités de la souris?

Et les revenus des principaux patrons du CAC40, c'est pas à se pisser dessus, lorsqu'on les rapproche du quotidien de nos concitoyens les plus dans la merde?

C'est pas à se rouler par terre, notre opposition virtuelle quand la réalité, elle, est celle-ci?
Et je ne parle même pas de l'état dans lequel l'avidité de ces malades est en train de plonger la planète toute entière.

Honnêtement, ami blogger, tu serais à leur place, elle te ferait pas rire notre "contestation haut débit"?

On parle beaucoup de bisounours en ce moment, ici et là, entre autres pour décrire la (chiante et creuse) teneur des propos de certains blogs.

Me demande quand même si les plus gros bisounours, ce serait pas nous, des fois...
"Les bloggeurs politiques"...
Parce que franchement, dans le fond, hein, c'est assez risible tout ça.

En même temps, je dis ça, je dis rien.
Comme d'hab'.




Découvrez Mc Gabin!

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