dimanche 22 juin 2008

Retour aux sources


J'avais l'impression depuis quelques temps de tourner en rond du clavier, de chipoter de la souris, de brasser de l'air virtuel, bref, d'adhérer pleinement et sans me débattre aux avis découragés lus ici (déjà à l'époque) ou (et j'en oublie sans doute bien d'autres), qui venaient faire écho à ma propre envie de baisser les bras.

Sentiment renforcé par les échanges que je peux avoir avec mes concitoyens (oui, j'ai aussi une vraie vie...) qui, pour la plupart, ne paraissent pas vivre dans le même monde que moi, et me donnent l'impression d'évoluer dans une espèce de dimension parallèle où "Tout il est pour le mieux pour les plus gentils des gens, arrête de t'angoisser, ça va aller, on te dit".

Impression et sentiment qui, mis bout à bout, donc, me titillaient la glande du "Je crois que je vais laisser tomber".

Et puis...

Et puis, sans que je m'y attende, les raisons de continuer, malgré toutes ces réserves, sont venus de sources diverses.

De celles que je croyais taries, justement.

A savoir la bloggosphère elle-même.

Agitée visiblement par un billet de Superno, ici, qui a fini par créer un véritable buzz.

Il seraient intéressant de trouver les stats relatives aux ventes des produits concernés, pour les marques citées par le billet de Superno, mais bon, peut-être que là, je suis trop exigeant...

Pourtant, cela finirait de me convaincre que nos indignations virtuelles ont un sens.

La lecture de ce billet là, également, reflète bien ce que je tente de dire ici..

Le Pouvoir en place (oui, des fois le style pompeux me sied bien...), dont je pensais qu'il allait à contre-courant des diverses sources auxquelles je m'abreuve régulièrement, a lui aussi contribué à mon regain d'énergie:


Princen et Sarkozy.

A qui le gouvernement tout entier emboîte le pas.


"M'enfin, mâ'âme Chabot, trouvez vous normal qu'on puisse menacer l'industrie du disque, tout en étant un immonde dégénéré pédophile?

Non,'videmment.
Et bien, moi, mâ'âme Chabot, j'agis.

Et ceux qui y verraient la mise en place de moyens permettant, pourquoi pas, de contrôler et censurer à tout va, eh bien, je vais vous le dire, mâ'âme Chabot, ce sont rien moins que de la racaille numérique, que je vais passer au karcher en ligne."

Enfin, pour en finir avec mes histoires de source et autres métaphores aquatiques, la dernière qui ait fini de me persuader qu'il fallait continuer, est une source à laquelle je ne boirais jamais, parce que définitivement croupie.

De celles sur lesquelles on se penche les sinus bloqués.

Allez lire ça. Ce sont les propos de Serge Dassault.

Qui parle de catégories de gens qu'il n'a jamais croisé.
Qui n'a pas la moindre envie de ne serait-ce que tenter d'envisager imaginer que la réalité est bien plus complexe que son cerveau mono-neuronal peut essayer pitoyablement de l'envisager.

Hein? Alors?

Ca te regonfle pas la fibre gueularde ça?
Ca te remet pas la fibre contestatrice au garde à vous des saloperies pareilles?

Donc voilà.

Tentons de synthétiser.

Voilà trois bonnes raisons de continuer, malgré tout:

1. Toute cette agitation apparemment virtuelle a sans doute des prolongements concrets, ou finira bien par en avoir.

2. "On" tente de réguler et contrôler cette forme de revendication, c'est un "début de signe", certes infime, que la dite-agitation n'est pas nécessairement totalement vaine.

3. Et puis, merde, tant qu'un fumier dégénéré comme Serge Dassault se croira en droit de vomir de pareilles aberrations, il devra s'organiser une résistance.

Sous quelque forme que ce soit.
Même ridicule, inefficace...

Parce qu'au pire, elle finira par s'adapter.

Quitte à prendre de nouvelles formes.
Ou à en retrouver d'anciennes.




Découvrez Zebda!

mercredi 11 juin 2008

Futilités 3.0

Une nouvelle page d'accueil.

Une de plus, après avoir démarrer là-bas, pour continuer , et finir... ici.

Entre temps, les choses ont changé.

"Autour" et "dedans".

Un peu.

Forcément.

Ce blog n'a désormais qu'un seul but (qui peut sembler assez égoïste, de prime abord, je le concède aisément) :

Celui d'extérioriser les grognements, cris de rage, et autres manifestations de colère qui m'étreignent, régulièrement, aux vues du niveau de foutage de gueule qui est désormais atteint.

Et ce dans de nombreux et divers domaines.

Grognements qui finissent par inquiéter les gens qui m'entourent, du coup.
Qui, eux, les subissent quotidiennement.

Ah! Alors, hein? C'est moins égoïste que ça en avait l'air, en fait?

Parce que, certes, ça me fait du bien à MOI d'essayer de "Reprendre la parole", mais les gens de "la vraie vie", autour de moi, ça les soulage aussi...

Et d'une.

Et de deux, si ces coups de gueule venaient à provoquer le même effet chez vous, a savoir l'envie de bramer de colère, on pourrait peut-être faire un peu plus de bruit.

A brailler tous ensemble.



Découvrez Silmarils!


 
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