lundi 25 août 2008

On est encore en train de se faire buzzer profond!

Une fois n'est pas coutume, je ne vais pas abonder dans le sens de mes "confrères blogueurs".
Un nouveau buzz est en train de se répandre sur le net, à la vitesse de l'éclair (ce qui est le propre du phénomène en question, d'ailleurs):

N. Sarkozy aurait "pouffé" (c'est le terme repris, jusqu'à plus soif, sur la toile) pendant la cérémonie officielle qui rendait hommage aux soldats abattus en Afghanistan, lors d'une embuscade talibane, le lundi 22 Août 2008.

On pourra visionner la vidéo de "l'incident" à partir de ces liens-ci, notamment.

Il ne s'agit pas ici de donner des leçons d'analyse politique aux "propriétaires" de blogs qui relaient ce nouveau buzz.
Ce dont je n'ai ni l'intention, ni la prétention, pas plus que les moyens.
Et encore moins au journal "Marianne" ou à l'excellent site d' "Arrêts sur image".

Mon but est plutôt de manifester mon étonnement.
Qui vire un peu à l'agacement, pour être totalement honnête.

Parce que, même si j'exècre ce triste sire, pour des raisons aussi diverses que variées, je ne crois pas qu'il soit assez idiot, ni assez inconscient, ni même assez fou, pour se laisser aller à pareille provocation.
Encore que, j'en conviens aisément, on puisse s'interroger de manière plus que fondée, sur la santé mentale du petit président.
Et ceci (notamment) à la lecture de l'article du "Canard Enchaîné" qui relatait le pathétique "Sarko-Show" sur le plateau des Glières, haut lieu de la Résistance...

Mais j'ai beau écouter et réécouter le passage de la vidéo en question, je ne l'entends pas pouffer.
Tout au plus expulser, avec la classe qui le caractérise, un excrément nasal gênant son présidentiel tarin.
Voire se débarrasser (élégamment, disais-je donc) d'un surplus de petite substance euphorisante ramenée (peut-être) par sa nouvelle amie Ingrid.

Mais, non, je suis désolé, je me répète, mais je ne l'entends pas pouffer.

En revanche, j'ai la désagréable impression de me "faire buzzer" une première fois:
Parce que les propos qu'il tient, dans pareil contexte, sont à eux seuls proprement scandaleux.
Et que la polémique naissante ("Pouffage" ou pas?) éclipse, en grande partie, la nature abjecte du discours présidentiel.

"Vos amis, vos proches sont morts?
Si c'était à refaire, je le referais...
Et comme vous êtes décidément trop cons, je vais vous expliquer lentement:
Pas la patrouille, pas le même enchaînement des évènements...
Alors, t'as compris, con d'amateur de troufion?"

A elles seules, ses paroles là, la façon même dont s'articule son discours, constituent une effroyable injure, révélatrice du profond mépris que ce type là peut avoir pour son auditoire.

D'autant qu'elles tentent (avec finesse, on l'aura compris) de balayer la polémique soulevée à l'époque de l'envoi de troupes en renfort, dans cette partie du monde où l'on peut se demander, fort justement, si la présence de notre armée est justifiée.
Malgré les questions quant aux réelles raisons qui ont pu le pousser à y envoyer nos soldats.
Malgré la mascarade grotesque de ses justifications, calquées sur la propagande atlantiste, qui sous couvert de défendre la Démocratie, tente d'assurer l'adhésion du Peuple, à une guerre qui n'est au fond qu'économique (existe-t-il d'ailleurs un autre type de guerre?)

Et c'est là, qu'on se "fait buzzer" une seconde fois.
Et bien profond.

Plutôt que de poser ces questions là, nous nous retrouvons à tenter de décoder les éructations nasales du petit président.

Malgré le talent que peuvent avoir certains blogueurs.

En dépit de celui de certains journalistes (si, il en reste...)

Et puis, pour aller au bout de ma pensée, ce qui m'effraie particulièrement, cette fois, c'est que le buzz ne semble pas avoir été plannifié par quelques sombres gourous de la communication...

Comme si la blogosphère, cette grosse cochonne, s'était tellement habituée à sa petite dose de "buzz", qu'il n'y avait plus que ça qui l'intéresse, et que s'il le fallait, le pseudo scandale, elle était prête à le créer elle-même.
Quitte à confirmer qu'elle est en train de devenir un média comme les autres...

Irrémédiablement?


Découvrez Jimi Hendrix!


mercredi 20 août 2008

Constance séculaire

"Le spectacle du monde ressemble à celui des Jeux olympiques : les uns y tiennent boutique ; d'autres paient de leur personne ; d'autres se contentent de regarder."

Pythagore
Extrait des "Fragments"








 
Add to Technorati Favorites