lundi 27 octobre 2008

Vade Retro, Vinas

J'avais écrit ce billet à l'époque de la sortie, "sur nos (multiples) écrans", du spot de "propagande gouvernementale anti-alcool" ci-dessous évoqué.
Et l'avais réservé, pour diverses raisons à un usage privé (les intéressés comprendront...)

Mais le dernier billet de Superno, en sus de la nouvelle "campagne amalgamo-moralisatriço-stimaguisante-anti-biture" qui se profile à l'horizon ces derniers temps [(malgré tous ses paradoxes Kapitalistes, et en dépit de l'existence flagrante de "gens normaux", entendez "ceux-capables-de-profiter-des-bonnes -choses de-la-vie-sans-trop-en-abuser-oui-ma-bonne-dame-ç'est-possib'-on-est-pas-tous-des-délinquants-routiers-pédophilo-violeurs")] a fini de me décider à le mettre en ligne ici.

A la vôtre!




Je dois vous avouer quelque chose.
C'est pas facile.
C'est un truc que je vis depuis tout petit.

Un truc super intime, du genre de ceux qu'on croit pouvoir refouler maîtriser, gérer.
Mais qui finissent invariablement par reprendre le dessus sur votre personnalité.

Bon, je me lance.
Hhhhhhhhhhhmm...(profonde inspiration), Pffffffffffffffffffff...(expiration et évacuation du stress).

Alors voilà nous sommes plusieurs dans ma tête des personnages différents pas méchants mais pas tous compatibles en même temps parce que des fois pas d'accord entre eux et ça génère des conflits intérieurs dedans mon Moi.

Mais sinon, ca va...

Ok.
Je me calme.

Ok.

En fait, je suis obligé de "gérer" plusieurs personnalités en même temps.
Voilà, là, je crois que c'est plus clair.

?
??

Bon, ok.
On va essayer par l'exemple.

Un des personnages que mon âme tortueuse hébergeait jusqu'ici s'appellait "André".
Dit "Dédé Bin Oué Ma Couille".

Je crois que tout le monde a compris quelle expression ponctuait toutes les phrases du personnage en question.

Le genre de gars pas méchant mais... Ah? Comment dire?
Différent?
Disons que "Dédé Bin Oué Ma Couille" etait très sûr de lui, tout le temps.

"Pis, c'est tout...
Passssssssss que quand même, heu, ahhhh... Quand Dédé y réfléchit c'est qu'il a prrriiiiiiiiiis le temps, hein.
Bin, ouaiiiis, ma couilleuuuuh."

Disait-il très, très, ..., TROP régulièrement.

Et lorsqu'il affirmait avoir "pris le temps", c'était...
Comment dire?
Dédé n'avait pas la même unité de mesure de temps que nous.Il comptait en Pastis.
10 pastis représentant une heure de notre échelle temporelle à nous, pour vous donner un ordre d'idée.
On comprendra aisément qu'il s'agit là d'une unité de mesure approximative...

Et puis Dédé est tombé là-dessus:




Ce fût le début de la fin.
Dédé était rongé de remords.
Les images défilaient sans cesse dans sa tête:

La noyade de sa cousine Berthe;
Le viol de la tante Céline;
L'étripage de papy René (qu'il a fini a coups de papy Gilbert);
L'épandage de ses vomissures sur le cousin Denis, mort étouffé.

C'est vrai qu'ils en tenaient une bonne ce soir là...

C'est vrai qu'une culpabilité pareille, c'est pas supportable.
Et d'autres images lui sont revenues aussi. Des choses terribles.

La fois où il avait dévoré le pitbull de la voisine.
Celle ou il avait découpé le petit aussi. Oui. Celui de la voisine.
Aussi.
Pis quand il avait couché avec Soeur-Thérèse, pendant la messe.
C'est vrai qu'elle avait pas l'air super consentante.

Il était saoûl, comme d'habitude, le soir de cette terrible prise de conscience.
Ne supportant plus tout cela, il s'est suicidé en plongeant dans une barrique.
Sous prétexte de battre un record d'apnée. Je l'ai pas vu venir...

Ce fût difficile, mais tout de même, j'approuve, dans le fond, ce spot de propagande, pub gouvernementale, marketing idéologique, "cette campagne de lutte contre l'alcoolisme, tout en finesse, tout en nuances".

Qui m'a débarrassé de cette plaie de "Dédé Bin Oué Ma Couille". Qui lui en manquait singulièrement.
De finesse.

Malheureusement, les "démons intérieurs" de certains ne semblent pas avoir succombé à ce spot de propagande, pub gouvernementale, marketing idéologique, "cette campagne de lutte contre l'alcoolisme, tout en finesse, tout en nuances" :





Mais gageons que d'autres ont été débarrassé des leurs:

La "classe internationale" au G8!!!

Moui.
J'ai peut-être été un peu dur à propos de Dédé.
Dans le fond.

QU'EST CE QUE JE VAIS ME FAIRE CHIER DANS LES MARIAGES, LES COMMUNIONS, SANS LUI!!!!

"Faire la chenille" à jeun, ça va être vachement moins évident.
Et je parle même pas de "La danse des canards"...

Ah, ça me fout le bourdon tiens.
Je vais m'écouter un petit peu de zik:


Découvrez Svinkels!




lundi 20 octobre 2008

Jusqu'ici...

J'aurais pu continuer de geindre.
Aussi stérilement que je l'ai fait jusqu'ici...

J'aurais pu continuer de beugler avec la meute contre les 1700 milliards d'euros qu'ont trouvé (?) "nos maîtres à tous".
Pour permettre au grand bordel néo-libéral meurtrier (pléonasme!) de continuer de broyer (avec un grand sourire de winner):

Du salarié;
Du chômeur;
Du SDF;
De l'exclu;
De l'affamé;
Du "pas comme eux";
Du "qu'appartient pas et n'appartiendra jamais à la même classe sociale"...
(Merci de compléter toi-même cette liste non-exhaustive, ami lecteur).

J'aurais pu à nouveau me lancer dans une grande et longue diatribe, maintes fois écrite et lue ici (et ailleurs), contre ce système mourant.
Que nos ennemis "patrons du CAC 40" et nos ennemis politicards collabos (de ces derniers) tentent désespérement de maintenir en vie à grands coups de rasade de pognon fraîchement créé. Les fameuses "liquidités", nécessaires à la soif inextinguible du "Marché"...

J'aurais pu continuer de constater, de décrire et d'analyser (piètrement) les méfaits du dit-système, qui a force de tout donner au Capital fait doucement crever, insidieusement, dans l'indifférence et/ou la résignation générale, des milliards d'humains.

J'aurais pu continuer de dénoncer le chômage massif qu'engendre (et va engendrer plus encore) mécaniquement ( ?) le système en question. Parce que la seule façon (désormais) de gagner les sacro-saints points de productivité convoités, c'est de réduire les coûts salariaux. Pour que les actionnaires entrevoient les gains possibles engendrés par pareille manoeuvre. Pour qu'ils investissent et que le cours de l'action (re)monte. Pour que les requins boursicoteurs investissent, quitte à te bouffer une jambe, au passage...

J'aurais pu expliquer que la pire chose qui puisse arriver ce serait que, justement, "l'Economie" reparte.

Parce que dans ces conditions, tout sera justifiable.
Et plus encore.

Oui.
Et plus encore.

Même si cela paraissait impossible. Jusqu’ici.

Et pourtant...

Nous pensions avoir touché le fond en matière d'exploitation de l’Hommes par les (petits) hommes (boursierzéfinanciers).
Des salariés par ce putin de système.
Des pauvres par les riches.
Des classes « (dé)possédées » par les classes « (dé)possédantes ».

Et l'on découvre, mi-incrédules, mi-terrifiés, qu'au nom de "la crise", qu'au nom de l'impérieuse nécessité de maintenir un système que Nous sommes incapables d'imaginer remplacé, Nous sommes prêts à tous les sacrifices.

« Ensemble, tout est possible ».

Même se faire enfler collectivement.
Même se faire braquer mondialement.
« Par les Délinquants zélézassistés de la Bourse ».

Parce que continuer de penser que la relance de l’Economie puisse constituer LA SOLUTION, c’est ignorer que celle-ci est LA CAUSE même du « problème » !

C’est ignorer le peu que Nous avons appris, jusqu’ici.

Comme si les milliards d'humains des pays où l'on crève de faim, affamés par les mêmes appétits des mêmes prédateurs étaient voués à (continuer de) claquer, la gueule ouverte, comme ça, pour rien.

Comme si les dégâts écologiques engendrés par les mêmes avidités des mêmes vampires étaient voués à perdurer, immuablement, comme ça, sans qu'il ne se passe rien.

Comme si les luttes qui ont été menées, par le passé, avaient eu lieu, comme ça, pour rien, non plus.

Mais au lieu de tout ça, je vais tenter de t'amener, toi, lecteur de ce blog radoteur, à réfléchir à quelque chose de très simple.

Il y a un choix à faire, désormais.
Assez basique.

Le séisme (réel?) qui vient de secouer l'Economie Mondiale te laisse deux possibilités:

En prendre "encore plus plein ta gueule" (et je t'assure que je suis poli, là, parce qu'il eût été plus judicieux d'évoquer une toute autre partie de ton anatomie sur le point de recevoir les coups que l'on va te porter prochainement) pour permettre au système qui déjà te broyait, toi et tes congénères, de perdurer.

OU

En prendre "encore plus plein ta gueule" (oui, je sais, cette formule te paraît décidément vulgaire, mais je t'assure que je me restreint, parce que vraiment, cette violence verbale n'est rien comparée à celle, sociétale, qui se profile à l'horizon) pour ENFIN CHANGER LES CHOSES.

OUI.
Le choix est aussi simple que ça.

Morfler plus encore pour continuer à te faire enfiler plus encore.

OU

Morfler plus encore pour tenter de Reprendre Notre Place, plus que jamais.

Celle qui n'a que trop rarement (et trop faiblement) été défendue par nos représentants (?) politiques.
Celle qui n'a que trop rarement (et trop faiblement) été défendue par nos représentants (?) syndicaux.

Celle qui nous revient de droit.
Celle qu'il convient de reprendre.
Celle qu'il convient de se redonner les uns aux autres.

Parce que Nous y avons droit.
Parce que cela a assez duré.

Et que c'est ça ou crever, comme ton prochain.
Dont tu n'avais plus rien à foutre, jusqu'ici.

Ce qui fût bien pratique pour "l'Ennemi".
Jusqu'ici aussi.




mercredi 15 octobre 2008

C'est l'espoir d'un mec...

Nous appellons les fainéants, les crasseux, les drogués, les alcooliques, les pédés, les femmes, les parasites, les jeunes, les vieux, les artistes, les taulards, les gouines, les apprentis, les Noirs, les piétons, les Arabes, les Français, les chevelus, les fous, les travestis, les anciens communistes, les abstentionnistes convaincus, tous ceux qui ne comptent pas pour les hommes politiques à investir les mairies et à colporter la nouvelle:

TOUS ENSEMBLE, ON VA LEUR FOUTRE AU CUL.
ET CA VA ETRE DOULOUREUX!




vendredi 10 octobre 2008

Limpide

On appelle ça "tendre le bâton pour se faire battre".

J'aurais tendance à penser que Karoutchi aime tellement ça, se faire battre, qu'il a décidé de passer à la vitesse supérieure.

J'accepte donc, en le remerciant, cette kalachnikov qu'il me tend.
Et lui en envoie une grande rafale dans la panse.

Pour qu'il crève doucement la gueule ouverte, à l'instar des "salauds de pauvres qui sont pas rentab', mâ'ame Chabot" et dont il n'a que foutre depuis des lustres.

Ce qu'il dit de manière limpide ici:

« Si je donne un milliard à Dexia et que, dans un an, dans deux ans, dans trois ans, je revends, je récupère mon milliard. Ce que je vous donne par le RSA, par définition, il y a assez peu de chances que vous me le rendiez. »
Répondant de la sorte à une question elle aussi limpide, posée là.

Merci M. Karoutchi.
On ne pouvait faire plus brillante démonstration de l'absolue nécessité de VOUS stopper, vouzévocongénères vampires.




Découvrez Pink Floyd!


mercredi 1 octobre 2008

Flagrante Mondialisation de l'Indécence


Pfffffffffffffffffuiuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii...

Waow.

Là...
Là. C'est un beau bordel... Tout de même.

Nan?

Vraiment?

Ben, alors "ils" font vachement bien semblant sur "France Info", "TF1" et consorts...

Vous complèterez la liste des "médias bien-pensants" comme bon vous semble.
Elle est un peu longue.
Et ça risquerait d'être vite pénible.
A peu près autant que (d’écouter) (lire) de subir les propos des médias en question, et plus particulièrement en ces terribles, noirs zéfunestes zinstants de (Fin du Monde) CRISE MONDIALE:

"Un choc sans précédent";
"Le 11 Septembre de la finance";
"Un Tsunami de la bourse"...


C'est bien de cette manière que "La" qualifie tout un tas de brillanzanalystes et brillanzintervenants?

J'auraizaimé être un de ces brillanznalystes et brillanzintervenants.

Si, si, vraiment.

Cela m'aurait permis de me réfugier dans cette douce, chaude et rassurante foi en ces sacro-saintes vertus du "Marché".
De croire en la force de toutes ces incantations apprises sur les bancs du catéchisme de l'Economie.

La Grande, la Seule, la Vraie, l’Unique.

La LIBRE
.

Pis j'aurais connu les prières à dire au cas où...
Celles qui permettent d'appeler de tous ses voeux, avec toute la ferveur du Croyant, du Pur, l'intervention de "LA MAIN INVISIBLE".

Peut-être que même j'aurais pu sauver mon âme?

Au lieu de ça, je suis juste un con de blogueur, un "p'tit salarié teubé", un citoyen qui comprend rien aux « zenjeux du monde de la bourse », crétin que je suis, (tout juste) à peine capable de faire des additions.

Comme tant d'autres.
Des milliards.

Aussi.

Qui finissons par constater (les chiffres, c'est assez implacable, tout de même) que des milliards et des milliards de dollars, d'euro et de "tout ce qu'il faut" pleuvent sur toutes les places boursières de la planète.

Et que les traders, banquiers, grands groupes et autres "drogués à la thune" ne semblent apprécier que moyennement ces "douches salvatrices".
Continuant à gémir et à appeler au secours.
A crier à la déshydratation.

Pendant que dans le même temps, quelques milliards de SDF, eux, apprécieraient d'en prendre juste une.
De douche.

Il y aussi sans doute quelques millions de gens privés de flotte -voire qui crèvent de la dite privation- qui aimeraient que l'eau coule à flot, au village.
Comme le fric innonde "les marchés", en ce moment.


En Afghanistan, même, peut-être... Aussi.

Il y a un tas de pays, avec des milliards de gens dedans ou "originaires de", qui auraient aimé qu'on débloque autant de fonds.

Pour leur permettre d'y vivre.
Et/ou d'y rester.
Qu'on les débloque aussi facilement. Et rapidement.

Juste pour développer une agriculture qui tienne la route, par exemple.
JUSTE POUR BOUFFER, juste dans le but complétement hallucinant de NOURRIR SA PROPRE POPULATION!

Et quelques milliards de salariés qui auraient à peine couiné en tombant de la hauteur d'où s'écroulent désormais les grands groupes qui les (esclavagisaient) (exploitaient) employaient jusqu'ici...


Va leur dire, toi, que leurs vies valent moins que l'appétit du "Marché"!

Que c'est ça ou les foudres de Saint Smith et Saint Ricardo qui vont s'abattre sur eux...

C'est peut-être le seul point positif de tout ce grand BAZAR.
(Annoncé, quand même, un peu.
Voire prévisible, même):

Le fait que nous soyons des MILLIARDS à compter différemment est maintenant absolument, incontestablement, indéniablement FLAGRANT.

Les preuves sont là.
Quantifiables.
Indiscutables.
Indécentes.

Etalées sous les yeux du Monde.

La "grille de lecture" du problème est simpliste?
L'angle de traitement trop... Manichéen?

A peu près autant que la façon d'y remédier choisie par la plupart de nos gouvernements.
A peu près aussi indécent que le sont ces flots de frics, balancés à la gueule des milliards que nous sommes.

Tout ça va finir par se voir…
Brillanzanalystes ou pas.

Parce qu’il n’est plus indispensable d’avoir fait « Finances Sup’ » et/ou d’avoir décroché un Doctorat en Economie pour comprendre que ces types là, du haut de leurs places boursières sont près à continuer.

A trouver tous les milliards qu’il faut pour que ce gigantesque bordel continue…
A préférer poursuivre la course folle tout droit vers le mur.
Quitte à écraser (de mépris, entre autres choses) au passage quelques milliards de pauvres.
Quitte à faire les poches de leurs cadavres, même.

Indécents, j’vous dis…

Sauf qu’il y a (et y aura) des survivants.
Forcément.
Sur le nombre.

Et qu’ils commencent à comprendre combien il devient VITAL de stopper ces tueurs.
Définitivement.



Keny Arkana > Autre Monde Possible
par niconues

 
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