mercredi 1 octobre 2008

Flagrante Mondialisation de l'Indécence


Pfffffffffffffffffuiuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii...

Waow.

Là...
Là. C'est un beau bordel... Tout de même.

Nan?

Vraiment?

Ben, alors "ils" font vachement bien semblant sur "France Info", "TF1" et consorts...

Vous complèterez la liste des "médias bien-pensants" comme bon vous semble.
Elle est un peu longue.
Et ça risquerait d'être vite pénible.
A peu près autant que (d’écouter) (lire) de subir les propos des médias en question, et plus particulièrement en ces terribles, noirs zéfunestes zinstants de (Fin du Monde) CRISE MONDIALE:

"Un choc sans précédent";
"Le 11 Septembre de la finance";
"Un Tsunami de la bourse"...


C'est bien de cette manière que "La" qualifie tout un tas de brillanzanalystes et brillanzintervenants?

J'auraizaimé être un de ces brillanznalystes et brillanzintervenants.

Si, si, vraiment.

Cela m'aurait permis de me réfugier dans cette douce, chaude et rassurante foi en ces sacro-saintes vertus du "Marché".
De croire en la force de toutes ces incantations apprises sur les bancs du catéchisme de l'Economie.

La Grande, la Seule, la Vraie, l’Unique.

La LIBRE
.

Pis j'aurais connu les prières à dire au cas où...
Celles qui permettent d'appeler de tous ses voeux, avec toute la ferveur du Croyant, du Pur, l'intervention de "LA MAIN INVISIBLE".

Peut-être que même j'aurais pu sauver mon âme?

Au lieu de ça, je suis juste un con de blogueur, un "p'tit salarié teubé", un citoyen qui comprend rien aux « zenjeux du monde de la bourse », crétin que je suis, (tout juste) à peine capable de faire des additions.

Comme tant d'autres.
Des milliards.

Aussi.

Qui finissons par constater (les chiffres, c'est assez implacable, tout de même) que des milliards et des milliards de dollars, d'euro et de "tout ce qu'il faut" pleuvent sur toutes les places boursières de la planète.

Et que les traders, banquiers, grands groupes et autres "drogués à la thune" ne semblent apprécier que moyennement ces "douches salvatrices".
Continuant à gémir et à appeler au secours.
A crier à la déshydratation.

Pendant que dans le même temps, quelques milliards de SDF, eux, apprécieraient d'en prendre juste une.
De douche.

Il y aussi sans doute quelques millions de gens privés de flotte -voire qui crèvent de la dite privation- qui aimeraient que l'eau coule à flot, au village.
Comme le fric innonde "les marchés", en ce moment.


En Afghanistan, même, peut-être... Aussi.

Il y a un tas de pays, avec des milliards de gens dedans ou "originaires de", qui auraient aimé qu'on débloque autant de fonds.

Pour leur permettre d'y vivre.
Et/ou d'y rester.
Qu'on les débloque aussi facilement. Et rapidement.

Juste pour développer une agriculture qui tienne la route, par exemple.
JUSTE POUR BOUFFER, juste dans le but complétement hallucinant de NOURRIR SA PROPRE POPULATION!

Et quelques milliards de salariés qui auraient à peine couiné en tombant de la hauteur d'où s'écroulent désormais les grands groupes qui les (esclavagisaient) (exploitaient) employaient jusqu'ici...


Va leur dire, toi, que leurs vies valent moins que l'appétit du "Marché"!

Que c'est ça ou les foudres de Saint Smith et Saint Ricardo qui vont s'abattre sur eux...

C'est peut-être le seul point positif de tout ce grand BAZAR.
(Annoncé, quand même, un peu.
Voire prévisible, même):

Le fait que nous soyons des MILLIARDS à compter différemment est maintenant absolument, incontestablement, indéniablement FLAGRANT.

Les preuves sont là.
Quantifiables.
Indiscutables.
Indécentes.

Etalées sous les yeux du Monde.

La "grille de lecture" du problème est simpliste?
L'angle de traitement trop... Manichéen?

A peu près autant que la façon d'y remédier choisie par la plupart de nos gouvernements.
A peu près aussi indécent que le sont ces flots de frics, balancés à la gueule des milliards que nous sommes.

Tout ça va finir par se voir…
Brillanzanalystes ou pas.

Parce qu’il n’est plus indispensable d’avoir fait « Finances Sup’ » et/ou d’avoir décroché un Doctorat en Economie pour comprendre que ces types là, du haut de leurs places boursières sont près à continuer.

A trouver tous les milliards qu’il faut pour que ce gigantesque bordel continue…
A préférer poursuivre la course folle tout droit vers le mur.
Quitte à écraser (de mépris, entre autres choses) au passage quelques milliards de pauvres.
Quitte à faire les poches de leurs cadavres, même.

Indécents, j’vous dis…

Sauf qu’il y a (et y aura) des survivants.
Forcément.
Sur le nombre.

Et qu’ils commencent à comprendre combien il devient VITAL de stopper ces tueurs.
Définitivement.



Keny Arkana > Autre Monde Possible
par niconues

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