mardi 2 décembre 2008

POLICE! Partout?

Je pourrais à nouveau succomber à la colère.
Parce qu'il y a de quoi.
Encore.

"Et toujours...", étais-je sur le point d'ajouter.

Oui, c'est certainement pathologique...
Et j'assume.

Encore, et toujours.
Voire plus que jamais, même.

D'autant plus qu' à l'aune de l'accumulation des faits, la colère en question devient légitime, me semble-t-il.
D'autant plus que, pour le coup, si cette colère s'avère bel et bien le fruit d'un quelconque désordre (comporte)mental, cela semble être une névrose relativement répandue.

Ou tout au moins, si celle-ci n'est point collective, il s'agit là d'une "folie" partagée.

Même si les manifestations de la dite colère peuvent s'exprimer de diverses manières au sein de la blogosphère.
Et peuvent prendre, chez mes "confrères", une apparence plus froide que celle de mes coups de gueule à moi.

Je pourrais d'autant plus succomber à cet énième "coup de colère", que concernant le sujet présent; celui qui me stimule présentement "la glande à gueulante"; j'ai l'impression d'avoir tiré la sonnette d'alarme, et ce à de nombreuses reprises...

Mais venons-en à l'objet, lui-même, de mon cri de rage d'aujourd'hui:

Oui, le comportement de certains membres de la police et/ou de la gendarmerie implique un questionnement, légitime, quant à la nature, profonde, du régime dans lequel nous vivons.

C'est un état de fait.
(Ou un fait d'Etat?)
Qui dure depuis un moment.
Qui dure depuis trop longtemps.

Il suffit pour s'en rendre compte de consulter les rapports d'Amnesty international.
Qui dénonce régulièrement les violences policières commises en France.
Et ce dès 2005, notamment.
(Qui était ministre de l'Intérieur, déjà? Huh?...)

Questionnement légitime repris par nombre de blogueurs.
Déjà / Aussi / A l'époque / Egalement.

Me concernant, ce fût ici.
"Pis" aussi.
Et encore , à propos de "l'affaire Lamine Dieng", notamment.
(Et ce ne sont là que quelques exemples tirés du blog "tenu" chez mon ancien hébergeur...)

Mes "collègues", eux, n'hésitent pas à évoquer (voire fustiger, à juste titre) une indignation tardive de "la presse traditionnelle".
Là, par exemple, chez M. Le Yeti...
Ainsi que là, chez l'ami Zgur.
Et encore ici, sur le blog de l'éminent M. Fontenelle.

Je pourrais, disais-je donc, laisser cette saine colère déborder à nouveau.
Puisque, décidément, elle bout depuis un moment.
Puisque, décidément, elle est quasi-unanime au sein de "la blogosphère de gauche".

Mais...Mais...

Il ne faudrait point, qu'a nouveau, la forme prenne le pas sur le fond.
Il ne faudrait point, qu'a nouveau, cette PROFONDE colère, toute légitime qu'elle soit, ne débouche sur quelques joutes stériles, menées par les "tenants du tout sécuritaire", forts de mes débordements verbaux, parfois mal maîtrisés...

Tentons DONC de POSER sereinement les conditions d'un débat sinon CALME, du moins CLAIREMENT défini...
Passons sur le fait que l'indignation de la presse traditionnelle sus-évoquée n'ait quelque caractère sélectif.
Et que celle-ci ne soit motivée UNIQUEMENT par le fait que les "débordements policiers" n'aient fini par toucher "un des leurs", et non des moindres...

Parce que concernant ce point précis, les débordements policiers en question se heurteront vraisemblablement à quelques adversaires de poids.
Pour preuve, la réaction quasi-immédiate de "brassage d'air médiatique" du "petit président", qui annonce une réflexion sur "(...)une procédure pénale plus respectueuse des droits et de la dignité des personnes" (!).
Doit-on y voir un aveu quant au caractère douteux, de ce point de vue, de celle qui existait jusqu'ici?

Bref, centrons donc les échanges d'idées, éventuellement à venir, sur le comportement indigne des policierszégendarmes "déboulant" dans nos lieux d'enseignements, à grands renforts de "chienzaucrozacérés", toutes hormones mâlezécanines dehors, forts (?) de comportements humiliants, face à des ENFANTS...
Et des enseignants.
Sans doute moins ARMES, que la gent journalistique, pour y "répondre".

Parons; en préambule à l'échange potentielle; aux premiers arguments (désormais classiques) qui nous seront opposés, typiques des débats manichéens menés en "Sarkozie":

"M'enfin, sale gauchiste de m..., trouvez-vous normal qu'un (de nos/vos) gosse(s) se drogue(nt), à 13 ans?"

Ou encore

"M'enfin, 'spèce de hippie z'assisté de mes c..., trouvez-vous normal qu'un (de nos/vos) gosse(s) soit en passe, à 16 ans, de devenir le nouveau "Pablo Escobar" du lycée du coin?"

Non. Ce n'est pas ce que je dis.
Encore moins que ce que je souhaite.
'Videmment.

Et ce genre de raisonnement basé sur le "Si vous n'êtes pas AVEC NOUS, vous êtes CONTRE NOUS" finit, en plus d'être stérile, par être LASSANT...

Outre le fait que je doute de la réalité de pareilles énormités (rappelons-nous "l'Ultra-Gauche" et sa "Révolution violente" par le "Terrorisme ferroviaire"), je m'interroge quant à la finalité des actions répressives décrites ici et là...

Parce que l'on voudrait instaurer "la terreur du gendarme", bête et méchante, stérile, "génératrice de violence en retour", que l' "On" ne s'y prendrait pas autrement...
Parce que l'on voudrait finir par rendre tangible, réelle, une réalité jusqu'ici fantasmée, que l' "On" ne s'y prendrait pas autrement...

Parce qu'entre la "réalité difficile, quotidienne" de beaucoup d'endroits ("bouffés par le manque de thunes" principalement) qui alimentent les délires paranoïaques de la Droite Extrême et le "boboïsme" de certains "gauchistes angélistes", il y a, me semble-t-il, une juste mesure...

Qui, quoi qu'il en soit, dans ce qu'elle a de juste, ne peut tolérer pareils comportements des représentants de la République.
"Uniformes" ou pas.

Et mêmes, surtout pas, si "Uniformes" il y a...

Parce que ce dont je suis certain, EN REVANCHE, c'est que j'ai honte de "MA" police et/ou de "MA" gendarmerie lorsqu'elle se comporte comme décrit ici et là.
A l'égard d'un journaliste.
Même, et justement, parce que ce n'est point un scoop, à mes yeux.
Même, et SURTOUT, parce que cela devient banal.
A mes yeux, toujours. Fatigués de lire les témoignages de ce type.

Parce que ce dont je suis certain, INCONTESTABLEMENT, c'est que j'ai honte de "MA" police et/ou de "MA" gendarmerie lorsqu'elle adopte le même comportement que ceux-là même qu'elle entend "protéger".
Même, et PARTICULIEREMENT, lorsque cela devient une quasi-habitude.
Une "presque banalité".

Parce qu'encore une fois, comme dit maintes et maintes foi ICI et là, tels agissements révèlent un état de maladie avancée de notre République.
Du genre gangrène aggravée.

Et parceque surtout, SURTOUT, il devient de plus en plus compliqué d'expliquer à mes gosses que "les forces de l'ordre" sont là pour assurer leur sécurité.
Pour reprendre un mot enfantin (d'ailleurs) que "ce sont les policiers, les gentils"...

D'autant que comme je le dis tout au long de ce billet, cela fait un moment que je n'y crois plus moi-même.

Que la presse (naïve) traditionnelle vienne de le découvrir ou non.
Que les "voyouzeries", qui consistent à manier la terreur qu'on entend combattre lorsqu'on entre dans "ces métiers là", viennent de franchir un nouveau seuil (en l'occurrence, celui des écoles) ou pas...

Si quelqu'un peut me convaincre que pareil comportement constitue une "procédure normale", je prends.

MERCI.

Ou alors, je mords le premier putin de clébard flicard qui approchera un de mes gosses!
Il s'agira de "légitime défense", d'une part.

Et d'un acte rageusement politique.
D'autre part.


Découvrez Silmarils!






(Big Up à M. Le Yeti, à qui l'on doit "la Une" sur "Rue89"...)

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